Grande Pharmacie d'Alésia Magazine santé, prévention & bien-être
Bien-être & prévention

Radio de la hanche : faut-il tout enlever, garder son slip ou demander une blouse ?

Isabelle Fontaine 8 min de lecture
Radio de la hanche : faut il se déshabiller, blouse d’examen en radiologie

Pour une radio de la hanche, il n’est généralement pas nécessaire de se déshabiller entièrement. Le plus souvent, on vous demandera surtout de retirer les vêtements du bas qui gênent l’image, comme le pantalon, la jupe épaisse, la ceinture ou les chaussures. Selon la tenue, un slip simple ou une culotte sans élément métallique peut être gardé.

La consigne exacte dépend du centre de radiologie, du cliché demandé et de ce que vous portez le jour de l’examen. L’objectif n’est pas de vous mettre mal à l’aise, mais d’obtenir une image nette de la hanche, du bassin et des têtes fémorales, sans artefacts.

Ce que l’on vous demandera le plus souvent de retirer

Une radiographie de la hanche se concentre sur une zone située entre le bassin, l’aine et le haut de la cuisse. Tout ce qui se trouve dans ce champ peut apparaître sur le cliché ou gêner l’interprétation. C’est pourquoi le déshabillage est en général partiel et ciblé sur le bas du corps.

Élément À retirer ou à garder ? Pourquoi ?
Pantalon, jean, short épais Souvent à retirer Fermetures, boutons, rivets et tissus épais peuvent perturber l’image
Ceinture À retirer La boucle métallique est très visible aux rayons X
Chaussures Souvent à retirer Elles gênent parfois le positionnement sur la table
Slip ou culotte simple Souvent possible à garder S’il n’y a ni métal, ni agrafe, ni décoration gênante
Sous-vêtement avec baleines, agrafes ou pièces métalliques Peut devoir être retiré Le métal crée des zones blanches ou des artefacts
Protection hygiénique Souvent possible à garder À signaler si vous avez un doute, surtout si elle contient un élément particulier

Peut-on garder sa culotte ou son slip ?

Oui, c’est souvent possible si le sous-vêtement est simple, près du corps et sans métal. Un slip en coton, une culotte classique ou un boxer sans bouton métallique ne posent généralement pas de problème. En revanche, une lingerie avec agrafes, anneaux, strass, baleines ou décorations peut être incompatible avec une bonne qualité d’image.

Si vous êtes gêné, le plus simple est de poser la question au manipulateur en électroradiologie médicale avant de vous changer. Il a l’habitude de ce type de demande et vous répondra de façon pratique, sans jugement. Vous pouvez aussi dire simplement : “Est-ce que je peux garder ce sous-vêtement pour l’examen ?”

Faut-il enlever le haut du corps ?

Pour une radio centrée sur la hanche, le haut du corps n’est pas toujours concerné. Un tee-shirt simple peut souvent être gardé. En revanche, si l’examen inclut une radio du bassin plus large, du rachis lombaire ou une autre zone proche, les consignes peuvent changer. Le soutien-gorge n’est pas systématiquement retiré pour une hanche seule, mais il peut l’être si ses parties métalliques se trouvent dans le champ étudié.

Pourquoi certains vêtements gênent la radio de la hanche

La radiographie utilise des rayons X. Ceux-ci traversent plus facilement les tissus mous que les structures denses comme les os ou le métal. Sur l’image, les os apparaissent clairement, ce qui permet au radiologue d’analyser l’articulation, la tête fémorale, le cotyle et parfois l’alignement du bassin.

Le métal est opaque aux rayons X. Il peut apparaître très blanc et masquer une partie de l’anatomie. Une fermeture éclair, un bouton de jean, une boucle de ceinture ou une agrafe de lingerie peuvent donc créer un artefact radiologique. Même certains tissus très épais ou superposés peuvent rendre le cliché moins lisible.

Un bouton métallique peut dessiner un point blanc très marqué sur l’image, alors qu’une couture dense ou un tissu épais peut créer une zone plus difficile à lire. Si le détail tombe au niveau de la hanche, le radiologue peut être gêné pour interpréter le cliché et demander une nouvelle prise. C’est pour éviter ce cas que l’équipe préfère retirer ce qui risque de masquer la zone examinée.

La qualité de l’image compte autant que votre confort

Le manipulateur radio ne demande pas de retirer un vêtement par principe. Il cherche à équilibrer deux priorités : respecter votre intimité et obtenir un cliché exploitable. Un bon positionnement et une zone dégagée permettent au radiologue de donner une interprétation plus fiable. Si un vêtement risque de cacher la hanche ou le bassin, il est préférable de l’enlever une fois plutôt que de devoir recommencer.

Comment se déroule l’examen, étape par étape

Une radio de la hanche est un examen rapide, généralement simple et indolore. Le temps passé dans le centre peut varier, mais le parcours complet prend souvent autour de 15 à 20 minutes, entre l’accueil, le passage en cabine, le cliché et la sortie. La prise d’image elle-même ne dure que quelques secondes.

Accueil et passage en cabine

À votre arrivée, on vous demandera votre ordonnance, votre Carte Vitale et éventuellement vos documents de mutuelle ou anciens examens. Ensuite, vous serez dirigé vers une cabine de déshabillage attenante à la salle de radiologie. C’est à ce moment que l’on vous indiquera précisément quoi retirer.

Selon le centre, une blouse d’examen peut être fournie. Elle est utile si vous devez enlever votre pantalon ou si vous êtes mal à l’aise à l’idée de circuler en sous-vêtements entre la cabine et la table. Si elle n’est pas proposée spontanément, vous pouvez la demander.

Installation sur la table de radiologie

Le manipulateur en radiologie vous guide pour vous allonger ou vous placer debout, selon le type de cliché prescrit. Pour certaines vues de hanche ou de bassin, il peut demander une position particulière des jambes, par exemple une légère rotation interne des pieds. Cette position peut sembler inhabituelle, mais elle sert à mieux visualiser l’articulation.

L’examen n’est pas douloureux en lui-même. Si vous avez mal à la hanche, signalez-le avant de bouger : l’équipe peut adapter les gestes, vous aider à vous installer ou éviter un mouvement trop inconfortable. Pendant le cliché, il faut simplement rester immobile pendant une seconde ou quelques secondes.

Après la prise de cliché

Une fois l’image réalisée, le manipulateur vérifie qu’elle est techniquement correcte. Si elle est nette et bien centrée, vous pouvez vous rhabiller. Le radiologue interprète ensuite les images, avec un compte rendu remis selon l’organisation du centre : parfois rapidement, parfois plus tard dans la journée ou via un espace en ligne.

Préparer sa tenue pour éviter le stress le jour J

Le bon réflexe consiste à venir avec des vêtements faciles à enlever et sans métal autour du bassin. Cette préparation limite les hésitations en cabine et vous permet de vivre l’examen plus sereinement.

  • Privilégiez un pantalon souple sans fermeture métallique si possible, ou facile à retirer.
  • Évitez les jeans avec rivets, boutons métalliques et grosse fermeture éclair.
  • Portez un sous-vêtement simple, sans agrafe, anneau, strass ni baleine.
  • Laissez les bijoux inutiles à la maison, surtout chaînes longues, piercings proches du bassin ou accessoires métalliques.
  • Prévenez l’équipe si vous portez une protection hygiénique, une protection urinaire ou un dispositif particulier.
  • Apportez votre ordonnance et, si vous en avez, d’anciennes radios ou comptes rendus comparatifs.

Homme, femme, adolescent : les consignes sont-elles différentes ?

Les principes sont les mêmes pour tous : enlever ce qui gêne l’image et conserver ce qui ne la perturbe pas. Chez un homme, un boxer sans bouton métallique est souvent acceptable. Chez une femme, une culotte simple l’est également dans beaucoup de situations. Pour un adolescent ou un enfant, la présence d’un parent peut être organisée selon l’âge, les règles du centre et les impératifs de radioprotection.

La pudeur doit être prise au sérieux, quel que soit l’âge. Si vous accompagnez un mineur, expliquez-lui avant l’examen qu’il ne sera pas déshabillé pour rien et qu’une blouse peut être demandée. Cette anticipation évite une réaction de panique au moment de passer en cabine.

Pudeur, grossesse, protection : les situations à signaler

La gêne liée au déshabillage est fréquente. Les professionnels de radiologie y sont habitués et soumis au secret médical. Vous pouvez demander à être couvert autant que possible, à avoir une blouse, ou à ne découvrir que la zone nécessaire au moment du cliché. Dans la majorité des cas, l’exposition du corps est brève et limitée.

Si vous êtes enceinte ou en cas de doute

Une grossesse, même simplement suspectée, doit être signalée avant l’examen, idéalement dès l’accueil. La hanche et le bassin sont des zones proches de l’utérus, ce qui impose une vigilance particulière. L’équipe évaluera la conduite à tenir selon l’indication médicale, l’urgence et les précautions de radioprotection.

Ne cachez pas un doute par peur de déranger : c’est une information normale en radiologie. Le manipulateur et le radiologue sont là pour adapter l’examen si nécessaire.

Protection hygiénique, pudeur importante ou situation médicale particulière

Une protection hygiénique peut souvent être gardée, mais il vaut mieux le mentionner si vous avez un doute, notamment en cas de protection volumineuse ou contenant un élément susceptible de se voir sur l’image. Il en va de même pour une protection urinaire, un pansement, un piercing intime, une prothèse ou tout dispositif proche de la hanche.

Si vous êtes très pudique, dites-le simplement avant de vous changer. Vous pouvez demander des consignes précises, une blouse, ou vérifier si votre sous-vêtement peut être conservé. Une radio de la hanche ne doit pas devenir une épreuve émotionnelle : bien souvent, une phrase posée au bon moment suffit à rendre l’examen beaucoup plus confortable.

Partager cet article

Retour en haut